• (si des scientifiques passent par là, le prenez pas mal, c'est venu tous seul, mais c'est pas contre vous^^)


     



    Parmi des milliers d'ouvrages à l'odeur du temps,


    Légèrement couverts de poussière de fée,



    Reliés d'or et de cuir, incrustés de diamants,


    Elle sommeille, égarée dans la voie lactée, 



     



    L'innocente princesse aux mille et unes lettres.



    Fille de la pensée, de la plume et du vent,



    Souveraine des mots n'admettant aucun maître



    Si ce n'est l'orthographe, aujourd'hui son amant. 



     



    Dans les bras de la Lune, au milieu des étoiles,



    C'est de là, dans le ciel, que naît l'inspiration,



    Volupté infinie portée par des rafales,



    Venues d'autres mondes tous peuplés de passion. 



     



    Comme un signal, minuit sonne de tout son poids ;



    Paupières dévoilent des yeux incolores,



    Glissants sur les ouvrages, effectuant leur choix,



    Et s'arrêtant enfin sur un livre de sorts. 



     



    Etre frêle, elle le saisit du bout des doigts,



    Inspire longuement, le serre sur son cœur,



    Ferme les yeux, par peur de voler en éclats,



    Et, douloureusement, aspire sa noirceur. 



     



    C'est ainsi chaque jour, toujours un peu plus fort,



    La science la poignarde et son sang se répand,



    Abattant son amour, la poussant vers la mort,



    Car les chiffres, on le sait, sont de vils combattants. 



     



    Bientôt elle ignore qui sont ses ennemis,



    Prise dans un tourbillon de lettres, de nombres,



    Car quelqu'un a glissé dans tout ce qu'elle le lit



    Une traînée de science qui rend tout si sombre. 



     



    Ce soir donc, elle donne un grand banquet d'adieu,



    Mais tout, dans son monde, souhaite la retenir,



    Attrapant ses cheveux et colorant ses yeux,



    Ne demandant pas mieux que de la voir sourire. 



     



    Consonnes et voyelles se pressent autour d'elle,



    La poésie l'étreint dans une valse folle,



    Hélas la princesse se sent déjà des ailes,



    Magicienne des mots, voilà qu'elle s'envole.




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  • Une femme dans un fauteuil, le port royal,



    Attend. Un verre vide dans sa main tendue,



    Les cheveux détrempés comme s'il avait plut,



    Les yeux vagues brillants d'une soif animale... 



     



    Sans rompre le silence, un homme en noir et blanc



    Entre, un plateau dans les bras, les yeux clos, l'air froid.



    Seule une bouteille sur ce plateau d'argent,



    Trône dignement, gracieuse et pleine d'appâts. 



     



    Etrangement, l'homme ne fait aucun faux pas,



    Et l'alcool s'écoule sans une goutte en trop...



    Le vin chaud cogne alors contre le verre froid,



    L'homme laisse la bouteille et part sans un mot. 



     



    Seule, lasse, la femme contemple son verre,



    Et, rêvant d'une plume, le porte à sa bouche,



    Commençant l'ascension tout droit vers les Enfers,



    Découvrant dans son cœur une lueur farouche. 



     



    Le vin précipité comme l'eau d'un torrent,



    Perpétuellement se répand dans ses veines..



    Poétesse imbibée d'un monde décadent,



    Cuvant tous ses non-dits, empêtrée dans ses chaînes... 



     



    Elle se débat la reine des cauchemars,



    Amante du vin et de la sobriété,



    Le premier s'effaçant déjà dans le brouillard,



    L'autre s'offrant à elle pour l'éternité...



     



    Quelqu'un


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  • La bulle est éreinté,


    elle veut se tuer,


    la bulle est névrosée,


    et elle a éclaté... 



     



    Le savon lisse, lisse,


    A perdu la notice,


    Le savon glisse, glisse,


    Au bord du précipice... 



     



    La brosse à dents en larmes


    A déposé les armes,


    Brosse à dents en alarme


    A perdu tout son charme... 



     



    Lavabo plein de sang,


    Hémorragie du temps,


    Lavabo recrachant


    Ce dentifrice aimant... 



     



    Je suis le dentifrice


    Au cœur feu d'artifice,


    Seulabre dentifrice,

    Humble âme spectatrice....


     Quelqu'un




     



    (je vous supplie de ne pas mettre de comm là dessus, j'ai dja assez honte^^)


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  • Tandis que la poupée de chiffon s'envolait,
    Je rêvais que je te poursuivais à l'orée
    De la foret, où tu t'enfonçais chaque jours
    un peu plus, éternel fuyard face à l'amour...

    Cette forêt était sombre et énigmatique,
    J'e m'en souviens. Tout comme toi dans mon optique.
    Tout comme toi sur un cliché en noir et blanc,
    Sortant d'un journal à l'écriture d'enfant.

    Cette photo, la première venant de moi,
    Froissée et déchirée au plus profond de toi...
    Et tandis que je te cherche parmi les arbres,
    Voyant tes pas distants se fixer dans le marbre,

    Tu sèmes des photographies ensanglantées,
    Parties de toi que je m'efforce d'amasser...
    Espérant toujours saisir ton âme, ton cœur,
    Ne destinant qu'à moi l'éclat de leurs couleurs.

    Enfin je t'aperçois et sors mon appareil,
    T'immortalise avant que le vent de balaye,
    Ces mots et ces sourires à moi seule adressés,
    Tes yeux dans les miens, mon objectif enflammé...

    La poupée de chiffon retombe alors du ciel
    Je m'envole à sa place, floue, presque irréelle,
    Te laissant seul face à mon image troublée,
    Te laissant seul et fou face à un Moi brisé.

                                                                                             Quelqu'un.



     



    (ps: trop beau la rubrique avec les fleurs Lily)


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  • bon ben moi, première matinée de cours, rentrée au lycé en Seconde SES , je sais pas à quoi elles correspondent ces initiales... Sadique étrangement suicidaire? lol



    enfin bon... vive les débuts d'année où on est encore un minimum optimiste et volontaire pour bosser... vive les blonds qui viennent vous faire la bise alors qu'on les connait même pas! ^^



    no comment.



    bonne chance à tous ceux qui ont encore le malheur d'aller en cours... "on est libre de survivre à nos vie! "


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